« You can’t build your way out of congestion » : La loi fondamentale de la congestion routière et l’efficacité des interventions publiques visant à réduire la congestion

Fanny Tremblay-Racicot
Professeure en administration municipale et régionale
École nationale d’administration publique

Lors d’un séjour de recherche chez nos voisins du Sud, je me suis étonnée d’entendre un responsable de la planification des transports d’une grande métropole américaine affirmer que la congestion routière n’était pas un problème, car celle-ci représenterait un signe de vitalité économique. Selon d’autres intervenant.e.s rencontré.e.s lors du même séjour, aspirer à une absence de congestion n’est pas souhaitable, car le réseau routier est conçu pour absorber le pic de trafic à l’heure de pointe du matin; ne pas avoir de congestion à l’heure de pointe signifie donc que le réseau routier est en surcapacité. Pourtant, les coûts environnementaux, sociaux et économiques liés à la congestion routière sont bien réels et ceux-ci affectent quotidiennement la santé, la qualité de vie et le portefeuille de tous et de toutes les citoyen.ne.s, qu’ils et elles soient conducteur.rice.s, passager.ère.s, résident.e.s ou contribuables. La congestion est-elle un problème? Si tel est le cas, comment la réduire?

Ce texte présente les effets de la congestion et explique les fondements scientifiques de la notion contre-intuitive de la demande induite en transports en vertu de laquelle une augmentation de la capacité routière ne fait qu’accroître la circulation. Il aborde également l’efficacité des mesures visant à atténuer la congestion, notamment les transports collectifs et l’écofiscalité. Quelques pistes de réflexion sur le leadership politique et la prise de la décision basée sur les données probantes sont offertes en guise de conclusion.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *