Réduction des GES d’étables à vaches au moyen de biofiltres passifs

Alexandre Cabral
Professeur au Département de génie civil et génie du bâtiment
Université de Sherbrooke

La fermentation entérique des bovins génère du gaz méthane (CH4), dont le potentiel de réchauffement planétaire est de 28 à 36 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). L’élevage du bétail est responsable de 12 à 18 % des émissions anthropiques mondiales de gaz à effet de serre (GES) et les émissions d’origine agricole pourraient atteindre environ 8 millions de tonnes en équivalent dioxyde de carbone (Mt éq. CO2) par année d’ici 2050 (Shafer et al., 2011). Selon la U.S. EPA (2012), environ 17 % des émissions mondiales de CH4 (ou 3,3 % des émissions totales de GES) proviennent de la fermentation entérique.

Le secteur laitier est le troisième secteur agricole en importance au Canada et se concentre au Québec et en Ontario, où se trouvent 82 % des fermes laitières. Dans les fermes laitières du Québec, les vaches restent confinées dans l’étable durant l’hiver. L’air d’une étable typique est changé 6 à 7 fois par heure pour maintenir un environnement de haute qualité pour les animaux. Cela conduit à de forts débits de gaz d’échappement, qui contiennent de très faibles concentrations de CH4. Malgré les faibles concentrations, les quantités totales de CH4 émises directement dans l’atmosphère sont très élevées. Il en résulte que 40,8 % des émissions totales de GES du secteur agricole du Québec, soit 3,14 Mt éq. CO2, sont attribuables à la fermentation entérique de bovins (Gouvernement du Québec, 2016).

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